Je suis née en Pologne et arrivée en France à cinq ans. Mon enfance, c'était les disputes, les foyers, les fugues. À 14 ans, le compagnon de ma mère m'a mise à la porte. À 18 ans, virée de mon établissement, je me suis retrouvée à la rue. La mission locale d'Île-de-France m'a trouvé un logement, mais je n'avais pas de quoi vivre.
Alors j'ai pris le nom de Polska — comme la vodka de mon pays — et je me suis lancée sur les plateformes de contenu. J'ai été l'une des toutes premières en France, à une époque où personne n'en parlait. Ce que d'autres cachaient, moi je l'assumais publiquement. C'est ça qui a tout changé.
Sur Twitter, mon franc-parler a créé une communauté énorme autour du hashtag #Jesuiscut, repris par des mannequins et des célébrités jusqu'au top mondial. Les clashs avec les personnalités médiatiques, les débats, les buzz : je n'ai jamais reculé devant personne. On m'a surnommée « la plus belle femme de France » — je laisse les gens en juger.
Aujourd'hui, je suis passée de l'autre côté : chroniqueuse à la télévision, invitée sur les plateaux pour parler de mon parcours et de mon engagement social. Mais je reste la même — directe, indépendante, sans filtre. Et je réponds toujours moi-même à ma communauté.